2- La forme

Avec les années,  je me suis rendu compte que le T’ai Chi Ch’uan, au-delà des familles, des styles et des formes, c’est avant tout une idée.

« Peut-on par l’âme du corps
Embrasser l’âme de l’esprit
Et concevoir l’unité »

Chapitre 10, Tao Te King de Lao Tseu. (les écrits de Lao Tseu sont à la base du Taoïsme)

L’âme, le corps, l’esprit, l’unité. Une idée qui ne date pas d’hier. La pratique de la forme (un travail corporel) peut-il nous aider à atteindre un tel objectif et si oui, comment ?
C’est un long processus. Comprendre le phénomène de la myelinisation peut nous aider à saisir l’idée d’un long processus.
J’aime à dire à mes élèves que d’apprendre le Tai Chi c’est facile. Ce qui est difficile est d’accepter que ça prend du temps
Traditionnellement, le Tai Chi Ch’uan est un système d’entrainement. Le système comprend la forme à mains nues, le pousse-main et autres entrainements à deux, puis les armes: sabre, épée, bâton, lance et autres.
La forme à mains  nues est l’élément le plus connu et reconnu. C’est l’outil pour arriver à la connaissance de soi. C’est pour cette raison qu’on la pratique toute notre vie. C’est la pratique correcte (en respectant les principes) de la forme qui va nous aider à cultiver notre Chi, à améliorer notre santé et nous permettre de retrouver notre corps d’enfant, de revenir à notre nature originelle.

Quand on pense connaissance de soi, ici on fait référence à un soi composé d’un savant mélange d’à peu près toutes les substances présentes sur la terre. Un mélange tellement savant qu’il s’anime et prend vie, qu’il arrive même à pratiquer le T’ai Chi et à en discuter. Tout cela demeure à mes yeux quelque chose d’extrêmement fascinant, mystérieux et tellement improbable.
Le pousse-main et autres exercices à deux sont les outils pour la connaissance de l’autre. Ces exercices nous permettent d’interagir avec l’autre, d’explorer l’énergie de l’autre, idéalement dans un processus d’entraide ou l’un des partenaires donne et l’autre reçoit. Le pousse-main va aussi nous permettre d’explorer les applications martiales d’une manière relativement sécuritaire.

Avec la pratique des armes, on s’aventure un peu plus dans le martial. Les tempos sont plus rapide, les rythmes sont plus sont intense, on doit rester plus calme, s’abandonner sans se laisser entraîner. L’arme est l’extérieur avec qui on collabore étroitement, c’est une extension. C’est aussi une amie. Elle nous permet d’enrichir la sensation de connexion dans le corps d’une manière exceptionnelle. L’arme est aussi impitoyable. Elle amplifie tous nos faiblesses, tous nos défaut a tout les niveaux. Elle rend les déconnexions évidentes au delà de tout doute. C’est pour ces raisons qu’il peut être intéressant de s’y intéressé même si le martial nous intéresse moins.

Vidéo pousse-main,Maître Yang Jun: sixième génération style Yang Traditionnelle.                                                                             Petit fils de Maitre Yang Zhenduo, arrière petit fils de Maitre Yang Cheng Fu.

Maître Yang Jun: sixième génération style Yang Traditionnelle. Petit fils de Maitre Yang Zhenduo, arrière petit fils de Maitre Yang Cheng Fu. Enchainement Sabre


Video de Maître Yang Jun avec épée et instruction de Maitre Yang Zhenduo.

Au cours de mon cheminement, depuis 15 ans, j’ai eu le privilège d’assister à tous les ans a des ateliers de Maitre Yang Zhenduo et Maître Yang Jun. Ils ont fondé The International Yang Family Tai Chi Chuan Association.
Ils sont respectivement quatrième et sixième génération de la famille Yang. www.yangfamilytaichi.com

Cliquer sur le lien du site de la famille Yang française:

Prendre note que Maitre Yang Jun, anime habituellement un atelier de 4 à 5 jours à Montréal tous les ans. L’hôte de ces ateliers est le Centre de Tai Chi de Montréal.

www.taichimontreal.com. Une bonne connaissance de l’anglais est un atout pour bien profiter des ateliers.

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